Depuis Carthagène

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San Antero - Camping Cipata - 0 m - Córdoba - Du 09 au 11/03/18

L’idée de départ était de rejoindre Totú, mais des échos nous ont prévenus que si le week end c’est sympa, la semaine peut devenir problématique, genre pneus crevés… Nous continuons donc pour rejoindre le camping Cipata et sa machine à laver… Traversée de Cartagena longue, ensuite route en bonne état jusqu’à ce que nous bifurquons sur la 90. Pas super top ! Accueil super sympa au camping où nous sommes seuls… La machine n’est plus…. Ce sera donc trois jours de lessive à la main ! Il fait très chaud et Francis continue de se faire piquer par ces petites mouches très désagréables.

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Caceres - 70 m - Antoquia - Le 12/03/18

Deux options s’offrent à nous. Route en bordure du Panama, qui serait peu sûre d’après des autochtones, où celle qui part directement sur Medellin. Francis à trop chaud et rêve d’altitude… Nous irons direct sur Medellin. La route n’est toujours pas top, on tente une transversale… Encore pire, 60 kms merdique. Nous rejoignons une route plus roulante avec son cortège de péages. En cours de route, nous croisons des buffles d’eau, et un village où sont fabriqués les chapeaux Zenú. Stop au village de Caceres, en surplomb de la rivière. Il fait très chaud, encore 35°, pas beaucoup d’air… Dur. Peu de temps après notre installation, la police est venue nous dire bonjour. Du coup, nous les informons que nous restons ici pour dormir. Ils acquiescent, le coin est tranquille et sûr.

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Piedra del Peñon - 2 000 m - Antioqua - Les 13 & 14/03/18

Nous partons de bonne heure sous la pluie qui ne nous quittera pas de la journée. C’est aussi journée Yoyo. Partis de 70 m nous grimpons jusqu’à 2 800 m, puis redescendons à 1 300 m avant de remonter à 2 300 m et stopper à 2 000 m. Jolie route malgré la pluie et le brouillard. Nous avons été ralenti par trois accidents de camions dans le brouillard. Nous avons un peu serré les fesses lorsqu’il a fallu doubler la file de camions arrêtés dans un brouillard épais.

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C’est aussi journée péages, sept ! C’est notre record. Arrivée sur Medellin, bof. Nous filons en direction de Guatepe et c’est tout de suite bien plus sympa. Nous grimpons sur le rocher et avons l’autorisation de dormir sur le parking. Il a fallu bien entendu râler lorsque le gardien de nuit a voulu nous éjecter. Il pensait avoir gain de cause en téléphonant à son chef, mais celui-ci ayant confirmé, nous sommes resté.

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Matin ensoleillé, Francis fera la grimpette jusqu’au sommet. 679 marches ! Instant de gloire.

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Pendant ce temps je m’active. Ménage et cuisine. Nous passerons ensuite un moment à déambuler parmis les magasins et admirer la vue.

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Ensuite, pour ne pas abuser, nous allons à Guatepe pour notre prochain bivouac. Dommage que le lac soit aussi bas, nous aurions pu avoir les pieds dans l’eau. Francis, parti pour voir si un autre coin serait plus sympa, discute avec des peintres de chiva, toutes les peintures sont faites main. Il est aussi aux anges car la région regorge de Jeep Willis.

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La Pintada - 890 m - Antioqua - Le 15/03/18

Réveil gris et pluvieux. Nous prenons quelques photos des murs des maisons de Guatepe. Très particulier.

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Ne voulant pas passer par Medellin, nous coupons. Belle route malgré la pluie. Nous retrouvons la Panaméricaine après la traversée assez rapide d’Envigado. Nous roulons sur des arêtes, plein de virages et de camions ne nous permettent pas une grande vitesse. Pour accéder au village de La Pintada nous empruntons une descente vertigineuse, en 1ère ! Fatigués de la route, nous allons sur le parking du stade couvert pour bivouaquer. Il re-fait chaud.

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Aguadas - 2200 m - Antioqua - Du 16 au 18 Mars 2018

Nous prenons une petite route parallèle à la panaméricaine, mais beaucoup plus sympa. Nous sommes dans la région caféière, vallonée et verte.

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Dès notre arrivée à Aguadas, nous sommes pris en compte par Fernando qui est le responsable de l’office du tourisme. Il nous explique comment aller à notre point de bivouac sur le Cerro de Monserrate, et nous organise les visites de l’après-midi. Un accueil plus dynamique et enthousiasme est rare. Nous avons droit aussi à une démonstration de danse avec sa collègue !

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Aguadas était le principal village de Colombie qui confectionnait les fameux Panama. On ne retient que les Panamas d’Equateur, mais c’est oublié que la Colombie et l’Equateur faisaient partie du même pays : la Grande Colombia et ont donc des similitudes. La fibre qui sert pour fabriquer ces chapeaux appelés ici "sombrero de paja toquilla" est issus de la cardulovica palmata ou paja toquilla, feuille de palme qui, une fois séchée, est tissée manuellement pour en faire cette coiffe.

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"Trois siècles plus tard, après leur découverte par les conquistadors au début du XVIe siècle, ces "toquillas" étaient portées un peu partout, du Pérou aux plantations de cacaoyers d’Amazonie et d’Amérique centrale. Et même ailleurs : il se dit que Napoléon, à Sainte-Hélène, délaissait parfois son célèbre bicorne pour un montecristi !.
Au début du XIXe siècle, des comptoirs s’ouvrent au Panama, lieu de transit important du commerce mondial, pour écouler cette marchandise, exportée peu à peu partout sur la planète. Paris découvre ce chapeau lors de l’exposition universelle de 1855 : Napoléon III se voit offrir un "fino", et il n’en faut pas plus pour lancer, dans la capitale, la mode de ce chapeau appelé alors "panama", après confusion entre pays expéditeur et pays producteur. Il devient encore plus populaire dès 1881 et les premiers coups de pioche du percement du canal de Panama.
En effet, assez vite sur cet immense chantier, les autorités sanitaires obligent les milliers d’ouvriers venus de différents pays à se protéger du soleil en portant un chapeau.
Beaucoup d’entre eux adoptent la "toquilla", trouvant, à juste titre, que ce chapeau est léger, confortable et pratique. Il acquiert définitivement ses lettres de noblesse lorsque, lors de sa visite sur le chantier du canal en 1906, le président des Etats-Unis Théodore Roosevelt arbore ce couvre-chef : la photo fait le tour du monde, le "panama hat" devient un chapeau de luxe pour la haute société. Il est porté depuis par nombre de célébrités4 et des millions d’inconnus qui le substituent au canotier comme chapeau d’été."

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Il y avait à Aguadas 1800 fabricants qui fournissaient les travailleurs du canal de Panama, il en reste 300. Après leur confection, les chapeaux sont remis à un "taller" qui les met en forme. Finition, presse à chaud et couture. Nous ne résistons pas à l’achat !

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Ensuite visite du musée du sombrero. C’est à l’initiative de Juan Manuel, responsable dynamique de la maison de la culture, que ce petit musée regroupe les différents styles de chapeaux de Colombie. Il y a aussi une section pour l’étranger. Un très bon moment. Nous y découvrons des chapeaux en feuilles de tabac !

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Un petit musée présente des objets des populations aborigènes et une reconstitution de maison des premiers immigrants.

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Nous allons visiter en compagnie de Fernando la coopérative de café. Impressionnant, des murs de sacs de café ! Petite explication sur les différents cafés, le séchage, le tri des différentes qualités et le marché qui ne se porte pas très bien pour les producteurs.

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Nous visitons la mairie, la ville…

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Nous remontons sur notre colline et faisons la connaissance de Colombiens qui ont effectués un voyage de 8 mois en moto jusqu’à Ushuaïa. Ils nous offrirons un Piolono, gâteau endémique très calorique. Le lendemain, nous visitons la ville. Aguadas vient des indigènes qui lorsqu’ils priaient leurs dieux pour avoir de la pluie prononçait "Agua Das".
L’architecture est typiquement Paisa avec ses maisons d’un blanc immaculé agrémentées de balcons, portes et fenêtres colorés. Elle fut celle des premier colons qui utilisèrent le bambou, le pisé et le bois. Maisons à étages avec très souvent une cour intérieure.

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